Ali-Bongo-Ondimba
L’opposition gabonaise a beaucoup trop de lacunes, elle souffre de beaucoup trop de carences qui font d’elle à ce jour, après le PDG, la 2e force sur laquelle Ali Bongo peut s’appuyer et compter pour sa réélection.
En effet, à quelques 3 mois de la présidentielle, elle se cherche toujours et n’est pas encore située. A mesure que l’on s’achemine vers le mois d’août, les militants de l’opposition perdent graduellement espoir et vivent dans la déception. Mais ils n’ont pas tord, en réalité, il n’y a pas beaucoup de raisons de garder l’espoir, car il devient de plus en plus évident que la composition actuelle de l’opposition ne pourra pas faire le poids face au candidat du PDG.

1-Le Débat :

Le débat politique dans l’opposition est emprisonné par les problèmes de famille, d’héritage. Elle ne dispose d’aucune alternative à « l’Avenir en Confiance ». Si du coté du Front de Kombila, on parle de la « filiation d’Ali », du coté de Jean Ping, on parle de « Guerre civile », de « sang » ou de « chao », chez Myboto on parle de « l’héritage d’Omar » ou des problèmes fiscaux du Maïsha. Le débat politique de l’opposition ne va pas plus loin que là. Une grande crise de projet et du débat dans l’opposition qui améliore la résonance des réalisations d’Ali Bongo Ondimba.

2-Le terrain :

Le terrain politique de l’opposition est connu de tous. Il s’agit de Facebook, de Twitter, de conférences de presse, de déclarations, des grèves de la faim. Ils s’en contentent, restent à Libreville en attendant de crier au vol de leur élection. Ils sont nombreux à se dire opposants mais très peu à aller sur le terrain de la politique, au contact de la population. Du coup, le terrain politique est abandonné aux seules mains du parti au pouvoir. Cette absence de l’opposition sur le terrain accentue et multiplie l’impact des descentes d’Ali Bongo sur le terrain.

3-Les tribunes :

La majorité des acteurs de l’opposition ne dispose d’aucune tribune politique fiable et fixe. D’ailleurs, ils préfèrent se faire appeler “Leader”. Lorsqu’il existe quelques partis politiques, ceux-ci sont malades lorsqu’ils ne sont pas déjà morts. D’un coté, nous avons des partis dont on entend parler qu’avant les élections. C’est le cas du RNB de Pierre André Kombila, du Morena ou du Parti de Pierre Amoughé etc. Un lien commun : zéro élu au Gabon. De l’autre coté, il y a des partis fragiles qui ne sortent pas du cadre d’une seule province. C’est le cas de l’UN ou du PSD. Cette carence d’un parti massifie la présence sur le terrain du PDG.

4-Les acteurs :

Déjà très vieillissante, l’opposition ne dispose pas de candidats crédibles aux yeux des Gabonais. Il faut ajouter à cela, le fait que ces personnes à plus d’un titre sont comptables de la mauvaise gestion du pays à une époque. Enfin, Ali Bongo les connaît tous. Ils se sont déjà fait battre par lui à un moment ou à un autre (Jean Eyeghé Ndong, Zacharie Myboto, Amoughé Mba, Moukagni-Iwangou, André Kombila, Bengone Nsi, Ngoussi etc.). Il les connaît tous avec leur fragilité et leurs faiblesses. Une carence d’acteurs qui font d’Ali Bongo « l’homme de la situation ». Il peut donc compter sur cette opposition vieillissante et en dérive pour sa réélection en août prochain.

 

Source:TG