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Parti Démocratique Gabonais branche Europe de l'Est: Avançons Ensemble!!!

le 25-09-2010 00:06

Discours du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba à l’ONU


Le Président Ali Bongo Ondimba a prononcé, ce mardi, devant la 65ème Assemblée générale de l’ONU, un discours dans lequel il aborde le triptyque  « Paix – Développement - Partage » mis en œuvre, au travers de son Projet de Société, pour améliorer le bien-être des populations et inscrire le Gabon parmi les pays émergents, ainsi que son souhait afin que soit reconnu le caractère crucial de la mobilisation des ressources pour accélérer le processus de mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement. 

TEXTE INTEGRAL :

Monsieur le Président,

« Je voudrais tout d’abord vous féliciter de cette rencontre qui s’inscrit dans le prolongement du Sommet mondial de 2005, au  terme duquel nous avons réaffirmé notre pleine adhésion à la Déclaration du Millénaire, fondement d’un monde plus pacifique, plus prospère et plus juste.

Nous nous retrouvons aujourd’hui, cinq ans après, pour faire une nouvelle évaluation de nos actions en faveur de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Malgré de réelles avancées enregistrées dans la mise en œuvre de ces objectifs, l’échéance de 2015 demeure pour beaucoup de pays, dont le Gabon, un défi difficile à relever dans un environnement économique et financier international défavorable.

Monsieur le Président,

Je souhaite parler de mon pays avec un sens d’humilité et de réalisme au regard des multiples obstacles qu’il nous reste à surmonter pour atteindre ces objectifs.

Mais cela n’entame en rien notre détermination d’accélérer notre développement en nous appuyant sur nos potentialités. Dès le départ, nous avons su consolider et pérenniser ce que nous considérons comme étant le principal socle de tout développement, à savoir la paix et la stabilité.

Depuis notre accession à l’indépendance, cet atout a toujours été le trait distinctif de notre pays dans une région caractérisée par des crises et des conflits armés récurrents.

Ce climat de paix et de stabilité nous a permis de faire des progrès dans les domaines de la lutte contre l’extrême pauvreté, de l’éducation, de la promotion de la femme, de la lutte contre le VIH/SIDA et les autres maladies, de la santé maternelle et de la préservation de l’environnement.

En ce qui concerne la réduction de l’extrême pauvreté, nous avons déjà pris d’importantes mesures destinées à préserver le pouvoir d’achat des ménages en revalorisant les revenus et la protection sociale.

Il s’agit entre autres de l’augmentation de la prime de transport, de la hausse des allocations de rentrée scolaire, du relèvement du revenu minimum mensuel à 300 dollars américains et de l’adoption d’une ordonnance fixant le régime des prestations familiales des Gabonais Economiquement Faibles.

En effet, ces personnes vulnérables bénéficient désormais d’une pension versée par la Caisse Nationale de Garantie Sociale et d’Assurance Maladie (CNAMGS), et d’une couverture médicale leur permettant de se soigner à moindre coût dans les structures hospitalières agréées.

Il faut ajouter à ces mesures, l’adoption d’un programme national sur la sécurité alimentaire qui dispose d’un volet nutritionnel destiné à relancer le secteur agricole, pastoral et des pêches.

Pour ce qui est de l’éducation, nous avons fait des investissements substantiels comme l’atteste l’augmentation du budget consacré à l’éducation nationale qui est passé depuis 2004, d’environ 130 à 204 millions de dollars américains.

L’Etat a par ailleurs mis en place un mécanisme de soutien aux jeunes afin des les accompagner durant leurs études primaires, secondaires et supérieures.

Le taux de scolarisation du primaire au Gabon est parmi les plus élevés d’Afrique subsaharienne. Il se situe  à 96% avec une parité presque égale à l’unité. Le taux d’alphabétisation des Gabonais se chiffre, quant à lui, à plus de 85%.

Monsieur le président,

Nous avons également fait des progrès dans la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de la femme.

En effet, outre la création d’un ministère chargé de la promotion de la femme, de nombreuses actions ont été menées en vue de favoriser l’approche genre. Aujourd’hui, de plus en plus de femmes  ont accès  à la santé, à l’instruction, aux micros-crédits ainsi qu’aux postes de responsabilité dans l’Administration publique, dans l’armée et dans les autres instances de décision.

L’exemple le plus tangible de cette évolution nous a  été donné lors de la transition politique que mon pays a connue dernièrement et au cours de laquelle deux femmes remarquables ont  joué un rôle déterminant : l’une en qualité de Chef de l’Etat, l’autre, comme Président de la Cour Constitutionnelle.

Dans le domaine de la santé, nous avons poursuivi avec l’aide de nos partenaires, à savoir l’OMS, l’ONUSIDA, le PNUD et le FNUAP, nos efforts de lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et les autres maladies.

Aujourd’hui, le nombre de patients ayant accès à la thérapie antirétrovirale s’est accru. En matière de  prévention, nous avons multiplié les campagnes de sensibilisation sur l’ensemble du territoire national grâce aux partenariats que nous avons su établir avec les acteurs de la société civile, les agences des Nations Unies, et le secteur privé.

Ces efforts ont fortement contribué à la  réduction de nouvelles contaminations et à l’amélioration des conditions de prise en charge des malades.

En ce qui concerne la réduction de la mortalité infantile et l’amélioration de la santé maternelle, nous avons défini une feuille de route nationale dont les grandes lignes sont prises en compte dans le document de Politique Nationale de Santé (PNS) récemment actualisé et en passe d’être adopté par le Gouvernement.

Cette nouvelle orientation s’inscrit dans le prolongement des actions déjà menées par le Gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de réduction de la morbidité et de la mortalité maternelle néonatale.

Monsieur le président,

La réduction  de la mortalité maternelle et infantile est vitale pour le développement des pays africains. Je voudrais, ici, me faire l’écho de l’appel lancé par l’Afrique au sommet de Kampala, à savoir qu’ « aucune femme ne doit mourir en donnant la vie ».

La stratégie mondiale pour la santé des femmes et des enfants, que le Secrétaire Général lancera demain et à laquelle mon pays adhère pleinement, constitue à cet égard une initiative louable.

Nous sommes persuadés que la mise en œuvre de cette stratégie permettra de mobiliser des ressources, de renforcer les dispositifs de soins pour les mères et les enfants, et de lutter contre les inégalités d’accès aux soins.

Quant à la préservation de l’environnement, le Gabon a consacré 11% de son territoire à la création des parcs nationaux comme contribution à l’effort mondial en matière d’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique.

Depuis mon accession à la magistrature suprême, je me suis engagé, à travers le programme « Gabon vert », à valoriser  l‘or vert du Gabon par l’industrialisation de la filière bois et la conservation des richesses écologiques dont recèle notre immense forêt tropicale si nécessaire à notre développement.

J’ai entrepris de renforcer la sécurisation des parcs nationaux pour assurer, entre autres, une plus grande protection de notre exceptionnelle biodiversité. J’ai lancé une vaste campagne contre l’extraction illégale de ressources naturelles qui rencontre aujourd’hui d’importants succès.

Par ailleurs, j’ai pris d’importantes mesures visant à réduire nos émissions de dioxyde de carbone et à relever le taux de séquestration de C02 de notre forêt végétale.

Il est de notoriété que le Gabon jouit d’une stabilité climatique qui s’est affermie à travers le temps. Aussi longtemps que nous préserverons notre forêt, nous sommes plus ou moins assurés de minimiser l’impact du changement climatique dans notre pays.

Toutefois, nous vivons aujourd’hui dans un village planétaire où les défis deviennent transnationaux. Face à ces défis, il nous faut joindre nos efforts pour mener des luttes collectives. Le Gabon fait partie de notre village planétaire. C’est à ce titre qu’il s’est résolument engagé, avec les Nations Unies et les autres Etats membres, dans le combat auquel le monde se livre aujourd’hui contre le changement climatique.

Monsieur le Président,

La faible croissance de nos économies nous rappelle, hélas, le fossé qu’il nous reste à combler pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Le poids de notre dette et l’impact de la crise financière internationale sur les investissements publics en faveur des secteurs sociaux de base tels que l’éducation, la santé et la fourniture de l’eau potable et de l’électricité, limitent notre marge de manœuvre à promouvoir le développement humain.

Conscient de cette difficulté, je me suis engagé, dès mon accession  à la magistrature suprême, à construire un Gabon nouveau, reposant sur les piliers que sont la diversification de l’économie, la bonne gouvernance, la promotion du capital humain et les grands travaux. L’objectif étant de remettre le pays au travail  et d’assurer une croissance économique rapide et durable dont les fruits nous permettront de procéder à une meilleure redistribution des revenus.

Le triptyque  « Paix-Développement-Partage » qui sous-tend mon projet de société, illustre bien cette nouvelle approche que je souhaite mettre en œuvre pour améliorer le bien-être de nos populations et inscrire le Gabon parmi les pays émergents.

Cette vision nationale s’inscrit également dans la dynamique de l’intégration économique régionale encadrée par la Communauté Economique Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC).

Monsieur le Président,

Nos efforts en matière de développement ne peuvent être efficaces que s’ils s’accompagnent d’une mobilisation des ressources suffisantes et d’une forte augmentation des investissements directs. A cet effet,  mon pays encourage les efforts en cours visant à institutionnaliser les mécanismes innovants de financement du développement.

Dans cette perspective, l’effectivité d’un partenariat mondial en faveur du développement s’avère indispensable pour assurer une croissance économique durable dans nos pays.

Je souhaite que le document final qui sanctionnera nos travaux, reconnaisse le caractère crucial de la mobilisation des ressources pour accélérer le processus de mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Je perçois cette rencontre comme une nouvelle opportunité de destiner à l’humanité, un geste fort, un geste qui soit à la mesure des engagements souscrits à Monterey, à Doha, à Gleeneagles, à Paris et à Accra en faveur d’un réel partenariat mondial pour le développement 

 


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le 25-09-2010 00:04

Le sol et le sous- Sol du Gabon intéressent le groupe Japonais Sojitz corporation


Une délégation du groupe Japonais Sojitz Corporation introduite au cabinet de travail du premier ministre, chef du gouvernement, Paul Biyoghé Mba par l’Ambassadeur extraordinaire du Gabon au Japon, S.E. Jean Christian Obame est venue, le 23 septembre 2010, manifester au chef du gouvernement son intérêt pour le sol et le sous-sol gabonais, notamment dans l’industrie du pétrole et de la fabrication de la pâte à papier.

 

Pour le président de la zone Est et centrale d’Afrique de ce conglomérat, Shuhei  Inoue, le Gabon, plus que certains pays de la sous région et même du continent offre un environnement propice aux affaires. De même qu’avec un potentiel marin et forestier enviés de par le monde, dira t-il, le Gabon occupe une place prépondérante dans le concert des nations ayant bénéficié des faveurs de la nature. Ainsi, le président de ce groupe qui était accompagné de certains de ses collaborateurs a dit avoir sillonné plusieurs localités du pays et a affirmé avoir succombé aux défis que présente le secteur pétrolier et forestier. Aussi, s’agissant du domaine de l’or noir, l’hôte de Paul Biyoghé Mba a indiqué la préférence de son groupe qui, après avoir visité les installations de Sogara qu’il a d’ailleurs trouvées d’obsolètes,  souhaite ériger une nouvelle raffinerie au Gabon afin de profiter au mieux des retombées de cette industrie.

 Sur tout autre plan, la délégation Japonaise est également intéressée par la mise en place d’une usine de fabrication de la pâte à papier, appelée couramment, cellulose. Sur ce plan précis, il a indiqué qu’avec le second  massif forestier de la planète après l’Amazonie, le Gabon ne peut ne pas se lancer dans cette entreprise à partir du moment où la forêt couvre plus de 80% de son territoire. Il souhaite dans cette optique nouer un partenariat commercial avec la Société nationale des bois du Gabon (SNBG) afin de faciliter l’écoulement de ses produits et trouver d’autres débouchées dans le secteur bois en proie à une crise, suite à l’interdiction d’exporter les grumes. Ce groupe qui a aussi visité les installations de la défunte Sogacel, dans le Komo Mondah a émis le vœu de réhabiliter l’existant afin de mettre sur pied, une usine de pâte à papier. Pour chacun de ces projets, la délégation Japonaise entend trouver des partenaires techniques et commerciaux en vue de mettre en branle un puissant réseau de vente. Les hommes d’affaires japonais ont affirmé que le problème du financement ne se posait nullement pas car, en dehors des apports privés, le gouvernement Japonais a mis en place un mécanisme de financement des projets porteurs. Aussi,  le début de la réalisation des études de faisabilité ne dépendant que de la partie gabonaise, il ne reste plus que la décision des plus hautes autorités du pays pour voir ce groupe se mettre résolument au travail.   

 Très sensible aux explications fournies par la délégation Japonaise, Paul Biyoghé Mba a exprimé la disponibilité du gouvernement à faciliter l’installation du groupe sur le territoire national afin de se frayer un chemin dans une société de libéralisation de l’économie. Pour rassurer ses interlocuteurs, le premier ministre, chef du gouvernement a décidé de mettre en place une commission composée de certains membres de son cabinet et des départements ministériels concernés par ces deux projets afin de pousser en profondeur, la réflexion japonaise pour une meilleure coordination des actions en amont et en aval de ce gigantesque projet.

 


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le 25-09-2010 00:03

Le Gabon pour un siège permanent de l'Afrique au Conseil de sécurité


 Le Président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, a réaffirmé vendredi « l'aspiration de l'Afrique à occuper pleinement sa place dans le concert des nations » et « de siéger de façon permanente au Conseil de Sécurité », dans un discours lors du débat annuel de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.
 

 

« Au moment où la démocratisation de la gouvernance mondiale se pose comme une exigence, je voudrais réaffirmer, du haut de cette tribune, l'aspiration de l'Afrique à occuper pleinement sa place dans le concert des nations », a déclaré Ali Bongo devant les 192 Etats Membres.

 

« Le temps me semble venu, pour l'Afrique, non seulement de siéger de façon permanente au Conseil de Sécurité, mais également d'assumer la plénitude de ses responsabilités en tant qu'acteur à part entière de la scène internationale », a-t-il ajouté.

 

 

« Et nous sommes prêts à relever ce défi afin de panser les blessures d'une histoire porteuse d'un lourd tribut d'injustices au détriment du continent. Au-delà de la démocratisation du système des Nations Unies que nous appelons de tous nos vœux, la crédibilité de notre action exige également que nous tenions les promesses de développèrent faites à l'humanité », a souligné le président gabonais.

 

 

Il a présenté les trois piliers stratégiques de la politique de ce qu'il nomme le « Gabon émergent » ; il s'agit du « Gabon vert, du Gabon industriel et du Gabon des services ».

 

 

« En plaçant le Gabon vert en premier dans l'ordre de classification, j'ai voulu souligner le rôle central que ce secteur va jouer dans l'économie du Gabon. Je perçois le Gabon vert comme une approche transversale qui sous-tend notre stratégie globale en matière de développement », a-t-il expliqué.

 

 

« Le Gabon industriel s'appuie, lui, sur la valorisation de nos matières premières en respectant les principes de base en matière de préservation de l'environnement. Le Gabon des services met l'accent sur l'appropriation par le pays de nouvelles technologies de l'information et de la communication, la promotion du tourisme, l'amélioration des transports avec la mise en valeur des ressources humaines », a-t-il précisé.

 

 

Le président gabonais a également souligné l'engagement de son pays sur « la question du changement climatique » sur lequel il s'est « investi à Copenhague, aux cotés d'autres Chefs d'Etat et de Gouvernements, dans la recherche d'un consensus autour du principe d'un instrument juridiquement contraignant ».

 

 

Ali Bongo a plaidé en faveur du « financement de la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement, et la réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés d'ici à 2020 ».

 

 

« Au-delà du désir qui nous anime de mobiliser davantage de ressources nationales et internationales, nous demeurons résolument engagés en faveur de la recherche de la paix et de la sécurité tant à l'échelle régionale que globale. Par notre présence au Conseil de Sécurité des Nations Unies, nous assumons pleinement nos responsabilités et apportons notre contribution à la recherche d'un monde qui puisse envisager l'avenir en confiance », a-t-il conclu.

 


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le 24-09-2010 23:52

Comment industrialiser la filière bois ?


La première réunion relative à la mise sur pied de l’industrialisation de la filière bois s’est tenue le 23 septembre. Présidée par les ministres des Eaux et Forêts, Martin Mabala, et du Travail, Maxime Ngozo Issoundou, cette rencontre visait la mise en place des stratégies de lancement de la phase d’industrialisation, ainsi que les moyens de régulation de celle-ci dans le pays.
 
© D.R.
 
Dans le cadre l’industrialisation de la filière bois, le ministre des Eaux et Forêts, Martin Mabala, et son collègue du Travail, Maxime Ngozo Issoundou, ont tenu le 23 septembre à Libreville avec les opérateurs de cette filière, la première réunion de mise en marche de ce processus. Il s’agissait notamment de mettre en place les stratégies nécessaires au lancement de ce vaste programme.

Au cours de cette réunion, il a été convenu de manière concertée entre les ministres et les partenaires présents, la création d’un comité de mise en œuvre, de suivi et de l’octroi d’un fonds afin d’appuyer les opérateurs économiques de la filière bois dans le processus d’industrialisation de cette filière. Ce comité aura pour mission de mettre en œuvre et suivre les décisions gouvernementales en rapport avec la mesure d’interdire l’exploitation des grumes, de faire des propositions d’actions en rapport avec la dite mesure, et de dresser des rapports d’activités.

«Le gouvernement de la république a interdit l’exportation des grumes afin de favoriser l’industrialisation de la filière bois. Il était donc important d’examiner le chemin parcouru. Et pour ce qui me concerne, c’est-à-dire dans le domaine de l’emploi, c’est une préoccupation que nous avons voulue voir à l’occasion de cette première réunion. Nous avons justement le cap d’une industrialisation de la filière et il est essentiel, pour ce qui est du personnel, que nous reconvertissions à l’apprentissage des nouveaux métiers», a indiqué le ministre Maxime Ngozo Issoundou.

«La répartition du fonds octroyé est un fonds qui soutient toute l’activité du secteur et qu’aujourd’hui nous avons examiné avec les organisateurs de la société civile une meilleure ventilation des moyens qui seront mis à la disposition de ce fonds. Les règles en matière budgétaire sont celles que nous connaissons : le fonds créé, la mise à la disposition intervient et avant de pouvoir utiliser les fonds, il faut déterminer les utilisations conformément à la loi», a-t-il ajouté.

Le ministre Martin Mabala a pour sa part estimé que «les industriels auront des avantages sur le plan fiscal qui leur permettront de travailler dans les conditions saines, et cela favorisera la meilleure commercialisation de leurs bois». Afin de mieux assurer la préparation des documents de travail dudit comité, et en vue de soutenir l’accélération de l’industrie du bois (2010-2015), une cellule technique a été créée pour servir de courroie de transmission entre les opérateurs économiques et le comité et fera à mi parcours le compte rendu de l’exécution des mesures. 

Au titre des actions à réaliser immédiatement, on reteindra la révision de la loi 016/01 du 31 décembre 2001 portant code forestier en République gabonaise ; le dépôt par tous les opérateurs économiques de leur plan d’aménagement et d’industrialisation ; le retrait des permis aux opérateurs en situation irrégulière ; l’obligation pour les opérateurs de transformer 60% de la production de grumes en 2010, 75% en 2011 et 80% en 2012 «avec un plafonnement des exportations des grumes à un volume brut : 1,2 million de m³ en 2010, 1 million de m³ en 2011 et 800 000 m³ en 2012 ; la mise en place de financements publics et d’aménagement fiscalo-douanièr pour favoriser l’industrialisation de la filière bois, ou encore la création d’une structure de promotion des produits forestiers à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
 


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